
Le Groupe SERL aménage de nouveaux quartiers et réalise des équipements au service des collectivités. Son action s’adresse avant tout aux habitants et aux usagers qui vivent et fréquentent ces lieux. Mais aménager ne se résume pas à construire. Fidèle à sa devise, « Développeur de lieux de vie(s) », le Groupe SERL cherche aussi à favoriser le vivre ensemble et à faire une place au beau dans ses projets. C’est dans cet esprit qu’il a répondu à l’initiative « Poésie dans la ville », portée par la SCET et les Éditions du Bunker.
Aménager la ville, c’est s’inscrire dans les mille-et-une histoires de ses habitants. C’est interagir avec ce que nous avons, chacun, de plus personnel : notre rapport au privé et au commun, à l’intime et à l’autre, connu ou inconnu, en somme notre vision sensible du monde.
Qui de mieux que des poètes contemporains pour mettre des mots, leurs mots, sur ces sentiments à la fois si personnels et si universels :
- « …les lampadaires suspendent des robes de lumière au-dessus des trottoirs… » (Alexandre MARTIN – Poème non exhaustif)
- « Pour éviter les crocodiles saute saute saute sur les bandes blanches. » (Jules PÉTRICOR – L’enfance)
- « …La ville me rappelle que je ne suis rien sans les autres. » (Hortense RAYNAL – Ville n’est pas vile)
À l’initiative de la SCET (Services Conseil Expertises et Territoires) et de son Directeur général d’alors, Romain LUCAZEAU, fruit d’une rencontre il y a près d’un an avec Hélène LECOT, fondatrice des Éditions du Bunker Littérature et poésie contemporaine, naissait l’idée de composer un recueil de poésie sur le thème de la vie en ville, afin que des aménageurs puissent s’en emparer et l’intégrer dans leurs projets urbains. L’idée était de susciter une parole littéraire et contemporaine sur la ville, provenant d’une démarche à la fois ouverte et participative. Pour cela, un appel à textes national avait été lancé, suivi d’une sélection de poèmes et d’un travail d’édition pour composer ce recueil.
La Revue Urbanisme, le Groupe SERL, ainsi que plusieurs aménageurs du territoire national (Territoires Rennes, SEMvr à Lille et Roubaix, Altémed à Montpellier, Grappe sedia à Besançon, SEDRE à La Réunion) se sont associés à cette initiative afin d’incarner la poésie dans la ville. Afin que ses quartiers, ses murs… puissent être le support à l’expression de poèmes d’auteurs contemporains.
Ces poèmes sont désormais réunis dans TRAM•ES, recueil mêlant volontairement différentes formes de poésie, voyant aussi se croiser des auteurs reconnus avec des voix jusqu’ici anonymes.
Le 30 avril dernier était organisé le lancement et la présentation lyonnaise de TRAM·ES, à la MJC de Saint-Just (Lyon 5), en partenariat avec la Librairie Esperluette, en présence notamment d’Hélène LECOT, mais aussi du Groupe SERL, représenté par Vincent Malfere, son Directeur général. Parmi les 59 auteurs présents dans le recueil, 5 d’entre eux (Alice Bonnier, Pierre Cressant, Ours Hardy, Lise Lardon et Mariama Kamara) ont lu leur texte, accompagnés de Laura Tirandaz, prix découverte Appolinaire 2025.
TRAM.ES offre de la matière poétique, pensée pour prendre vie dans l’espace public. Sur la Métropole lyonnaise, elle a vocation à trouver place dans différents projets urbains du Groupe SERL, pour que l’art s’expose et s’offre à tous au quotidien. Cette présence artistique au sein de la ville va permettre de créer des repères, de susciter l’émotion et de favoriser l’appropriation des lieux par les habitants. Elle rappelle enfin que l’aménagement urbain peut aussi porter une ambition culturelle et symbolique.

« L’architecture est d’emblée un geste esthétique, mais s’il est premier je pense que d’autres formes d’art peuvent venir s’exercer dans la ville, sous toutes formes possibles, pour réinterroger nos espaces urbains. C’est une manière de redécouvrir et parfois de réhumaniser un lieu. Si nous sommes aujourd’hui habitués aux œuvres graphiques – le street art est un patrimoine culturel – le projet Poésie dans la ville vise quant à lui à offrir au regard des mots, de la littérature, ce qui est peut-être moins usuel, mais je pense tout aussi légitime. Je suis convaincue que la démarche trouve tout son sens dans une époque où le premier type de langage auquel nous sommes confrontés quotidiennement est la publicité, le slogan. La poésie, c’est la magie de la littérature, l’imprévu contre l’injonction. Et je trouve que c’est un joli cadeau que l’on peut faire à un espace urbain, autoriser cette incursion. Et puis il ne faut pas oublier, même (ou surtout) en matière d’urbanisme, que ce que l’on offre à quelqu’un est à l’image de l’idée qu’on se fait de lui. Être exigeant dans les propositions artistiques que l’on imagine, c’est aussi dire aux gens auxquels elles sont destinées qu’on les respecte. »
Hélène LECOT

- Perpétuer la tradition de l’art dans la ville
- Faire vire la raison d’être du Groupe SERL dans toutes ses composantes – Avec les habitants, usagers et parties prenantes, aménager et construire un cadre de vie de qualité, pour soutenir les transitions écologiques, sociales et économiques de nos territoires.


